Ce que l’arrivée de Bolloré pourrait changer chez Vivendi

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Quel avenir pour SFR ?

SFR, c’est le dossier qui fâche Vincent Bolloré. L’entrepreneur breton est d’accord avec Jean-René Fourtou pour recentrer Vivendi autour des médias, mais ce n’est pas une raison pour brader son joyau, le deuxième opérateur télécoms de France. Bolloré aux manettes ne nommera pas forcément un homme à lui aux commandes de SFR, car la filiale dirigée par Jean-Yves Charlier a été déstabilisée par la valse des dirigeants depuis mars 2012. Il ne devrait pas non plus remettre en question le principe d’unaccord de mutualisation du réseau mobile avec Bouygues Telecom . Mais s’il laisse démonter et partager des antennes, la valeur de ses actifs va se dégrader.

Il pourrait résoudre ce problème en tentant de marier les deux opérateurs. Mais cette consolidation éventuelle se heurte à deux obstacles. Il faut d’abord convaincre Martin Bouy­gues de vendre. Puis il faut que l’Autorité de la concurrence adoube le projet, ce qui n’a rien d’évident. Sinon, il reste toujours l’option d’une cession ou d’une introduction en Bourse de SFR à plus long terme.

Que va faire Bolloré avec Havas ?

Le rapprochement en cours entre Omnicom et Publicis , donnant naissance au futur premier groupe mondial de publicité, fragilise Havas, sixième groupe mondial , dont Vincent Bolloré vient de laisser les rênes à son fils Yannick. Plusieurs scénarios sont envisageables : trois groupes peuvent être logiquement intéressés par le rachat de Havas. Tout d’abord WPP, actuel numéro un du marché avec les groupes Ogilvy, JWT, Grey et Young & Rubicam. Ou Interpublic (Lowe, McCann et DraftFCB), quatrièmeholding mondial, en proie à de sérieuses difficultés. Enfin, le japonais Dentsu, réseau majeur mais acteur occidental encore mineur, qui pourrait trouver dans cet accord une base européenne forte.

D’autres professionnels du secteur vont encore plus loin, en évoquant un possible démantèlement de Havas, qui repose sur deux piliers : la publicité et les médias via Havas Media. Une partie pourrait être rattachée à Vivendi. Autant d’hypothèses auxquelles Havas oppose un démenti. « Vincent ­Bolloré ne sera pas le fossoyeur de Havas ! s’exclame l’un de ses proches. Il n’a pas repris cette boîte qui, en 2005, était quasiment en dépôt de bilan pour s’en débarrasser. Havas est complètement intégré au groupe Bolloré et le restera. Quant à un démantèlement et l’absorption d’une partie de Havas par Vivendi, il s’agit d’une hypothèse irréaliste. Vivendi et Havas continueront à ne partager qu’une chose : le même actionnaire » , plaide un proche de Bolloré.

Quelle gouvernance pour Canal+ ?

Une belle bagarre se prépare autour du groupe Canal+. Avec Vincent Bolloré à la tête de Vivendi, Bertrand Meheut serait quasi assuré de rester au sein du groupe. Mais un point d’interrogation subsiste sur Rodolphe Belmer, le directeur général de Canal+.

Le jeune quadragénaire brille à la tête de Canal+ depuis quelques années. Mais Vincent Bolloré serait séduit par son frère ennemi, Alexandre Bompard, actuel patron de la Fnac, ex-directeur des sports de Canal+ et ex-directeur de cabinet de Bertrand Meheut dont il est resté très proche. Son nom circule avec insistance pour un retour chez Canal+. Actuellement, son départ de la Fnac, qui vient d’être introduite en Bourse, serait compliqué mais un tel scénario n’est pas à exclure dans quelques mois.

  

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