Nos vies numériques en 2025… nous n’avons encore rien vu !

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La révolution numérique ne cesse de bousculer nos vies et nos économies. Mais se projeter au-delà d’une décennie dans le monde tout connecté reste un défi. Par Charles de Laubier, rédacteur en chef du site editionmultimedia.fr

 

Ne vous méprenez pas : il ne s’agit nullement de sciencefiction. L’auteur ne se laisse pas aller à l’élucubration ou à la prophétisation de mondes imaginaires à la Aldous Huxley (auteur du Meilleur des mondes) ou à la Jules Verne (Voyages extraordinaires). Non, Jean-Dominique Séval, directeur général adjoint de l’IDATE (il enseigne également en tant que professeur associé à l’IAE-Université Montpellier 2) est plus terre à terre, plus réaliste. Il n’a pas la tête dans les nuages – aussi informatiques soient-ils -, pas plus qu’il ne dissocie le monde virtuel de la vie réelle.

« Le monde numérique que nous sommes irréversiblement amenés à habiter se met en place par accélérations successives ou lentes vagues de fond. Si une seule chose est certaine, c’est qu’aucun espace de notre vie quotidienne ne sera laissé de côté : nos villes, notre vie au travail, notre rapport à la culture, nos sens, notre mémoire même… », explique notre « Net-trotteur » infatigable, dont les chroniques de ses vies numériques sont écrites en… 2025.

La grande différence entre son environnement et le nôtre, c’est l’omniprésence de l’Internet.

« Omninet » devrait-on dire dans une décennie, tant le réseau est – tel un fleuve – sorti de son lit. Une crue ? Non, un tsunami.

« Cette évolution structurelle – que nous traduisions également par l’image de destruction créatrice – chamboulait le paysage industriel. Au fur et à mesure que l’écosystème numérique se mettait en place, de nouveaux acteurs s’avançaient sur le devant de la scène, les modèles d’affaires étaient revisités, tandis que les marchés se déformaient. »

Rien n’échappera à ce maelström digital

Le terme « révolution » est à ce point galvaudé qu’il ne peut plus désigner ce qui nous attend. L’Internet ne se limitera plus au « réseau des réseaux », mais sera étendu à nos environnements, nos objets connectés et même à nos amis les animaux domestiques. L’e-humanité comptera dans dix ans plus de 3 milliards d’internautes et près du double de mobinautes, auxquels s’ajouteront plus de 50 milliards d’objets connectés.

« Parmi la liste sans cesse plus longue de nos objets connectés, deux méritent une attention particulière. Ils nous sont très familiers et nous accompagnent depuis si longtemps, tout en se transformant au fil des siècles.

La montre et nos lunettes font en effet partie de ces objets qui ont su se rendre indispensables et s’adapter. [Mais] ces équipements de tous les jours qui nous collaient à la peau se font oublier, disparaissent, en bénéficiant des dernières avancées des nanotechnologies. »

L’année 2025 laisse enfin entrevoir clairement les innovations dans ce domaine : l’extension de nos mémoires naturelles par une combinaison d’implants de puces à ADN associés à une meilleure maîtrise des performances des capacités naturelles de notre cerveau, rendue enfin accessible par les progrès de la neurologie et des nanotechnologies. Les possibilités offertes par ces nouvelles propriétés semblent infinies… Les mondes réels et les effets virtuels se mêlent jusque dans notre vie de tous les jours. Les gadgets d’hier seront devenus les accessoires indispensables de demain.

« Ce matin, après avoir claqué la porte, mon manteau s’est immédiatement adapté aux conditions extérieures – pluie légère et froid piquant -, tandis que son col, qui intègre l’ensemble des outils de communication de base, me permet d’écouter les nouvelles du matin sur ma station radio préférée.

Un rapide coup d’oeil sur la manche droite me permet de prendre connaissance du planning de la journée. Je n’ai même pas eu besoin de sortir mon téléphone mobile pour prendre un premier appel : le micro et l’oreillette intégrés dans le col permettent de répondre directement. »

La réalité augmentée devenue réalité

Le citadin du quart du XXIe siècle plonge ainsi dans la ville numérique où les écrans – publics ou personnels – ont envahi les rues et où les sollicitations interactives ont redessiné des quartiers urbains entiers :

« Le touriste se guide grâce à des applications en réalité augmentée ; l’automobiliste dispose d’informations en temps réel sur le trafic, la circulation, les places disponibles et le prix des stationnements ; le malvoyant peut compter sur son mobile et sa canne numérique pour mieux se déplacer dans son environnement.

Même l’artiste s’est approprié ce nouvel espace urbain virtuel : il dessine une partie de son tag sur un mur et son complément sur une application, qui, une fois réunis sur un écran mobile, délivrent son message. Tous les citoyens disposent désormais d’outils numériques augmentant leur réalité citadine. »

Les « Smart City » sont devenues des extensions à la fois virtuelles et réelles de l’Internet.

L’eldorado des objets connectés

Notre auteur estime que l’élément déclencheur a été la disponibilité simultanée de données publiques exploitables, l’open data, dopées par la multiplication de capteurs en tout genre prenant en permanence le pouls de la ville, et d’interfaces de toutes sortes envahissant nos rues. Ce nouvel eldorado de vies et d’objets connectés fait la fortune des nouveaux conquistadors du Net. Et qui aurait pu imaginer que notre bon vieux portefeuille aura été au coeur de l’une des plus grandes batailles numériques ?

« Aujourd’hui, mon smartphone a fait le vide et pris la place des pièces de monnaies, des billets, de ma carte bancaire, de nombreuses cartes de fidélité, d’un bloc-notes, de ma carte d’identité, de mon permis de conduire, des tickets de tram ou de péage, d’un plan de métro, de mes clés de voiture… De plus, ce nouveau portefeuille m’alerte sur l’état de mon compte et me rend mille autres petits services. »

La transition vers une monnaie numérique universelle, ou « Digital Money », voit s’affronter trop de prétendants quand il y aura peu d’élus : technologie NFC, paiement via mobile, divers services d’e-commerçants, de banquiers ou de géants du Net. Le Bitcoin, l’étonnante devise électronique décentralisée conçue en 2009 par le mystérieux Satoshi Nakamoto, est devenu… monnaie courante.

« En même temps que notre monnaie fiduciaire se dématérialisait encore un peu plus, apparaissaient des applications pionnières de monnaies virtuelles et privées, accompagnant les échanges dans des univers virtuels comme Second Life, des Social Games comme FarmVille ou des réseaux sociaux comme Facebook. »

Plus de 2 trillions de paiements aujourd’hui

Les chiffres donnent le vertige : de moins de 500 millions en 2010, le nombre d’utilisateurs de m-paiement est désormais passé en 2025 à plus de 2 milliards dans le monde. Ils génèrent plus de 2 trillions de paiements : services vendus par SMS, règlements NFC, marchandises vendues sur mobile, transferts d’argent par mobile ou achats ticketing ou de contenus numériques.

« Avec le m-commerce, nous entrons de plain-pied dans une ère nouvelle du capitalisme marchand. »

En exploitant toutes les facettes des relations commerciales grâce à la puissance de nouveaux outils, des sites rendent accessibles des pratiques autrefois réservées aux seuls initiés : ventes privées, cashback, achats groupés, sans oublier les réseaux sociaux qui savent désormais intégrer l’e-commerce en utilisant la puissance de leur base d’utilisateurs.

« Des innovations …

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